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Bienvenue à Pablo, 'stagiaire Expert'

Publié le : 05 mars 2019

Bienvenue à Pablo, « stagiaire Expert »

Depuis le 4 février, Atmo a intégré une nouvelle recrue pour un stage de 6 mois sur le site de Dijon. Passionné de sciences environnementales et fort d’un parcours brillant, Pablo passera au crible les données en particules fines d’un analyseur bien spécifique : l’ « aethalomètre »… Portrait.

 

Bonjour Pablo.

Bonjour.

Tu viens de rejoindre l’équipe d’Atmo BFC pour un stage qui doit durer 6 mois. Avant d’évoquer les missions qui t’ont été confiées, peux-tu nous parler un petit peu de ton parcours ?

Bien sûr. Mon cursus étudiant a débuté par une Licence en géosciences à l’Université Grenoble Alpes ; un parcours couplant à la fois sciences fondamentales et sciences appliquées à des disciplines telles que la géologie, l’hydrologie, la glaciologie… Bien qu’ayant apprécié le contenu de cette formation, j’avais déjà pour projet de m’orienter vers les sciences de l’atmosphère. C’est pour cette raison que je me suis donné les moyens de bénéficier d’un échange international en guise de troisième année, au sein de l’Université du Québec à Montréal qui dispense une « concentration » en météorologie. En plus d’une région du monde dont je méconnaissais presque tout, j’y ai découvert les sciences de l’atmosphère et les enjeux qui en découlent.

…Et c’est à cette époque que tu as commencé à t’intéresser aux activités de structures comme Atmo ?

 Oui, en effet. Tandis que je suis au Canada, j’apprends simultanément l’existence des AASQA* en France et entreprends d’effectuer un stage dans l’une de ces structures. C’est ainsi que, la même année, j’ai eu l’opportunité d’étudier l’impact de la réduction de la vitesse maximale autorisée sur un tronçon de l’A6 à proximité de Chalon-sur-Saône, dans le cadre d’un stage volontaire dans le service « Expertise » d’Atmosf’air Bourgogne (anciennement Atmo BFC, ndlr). Bien que moins dépaysante, cette seconde expérience aura été tout aussi décisive puisqu’elle aura conforté mon projet professionnel par la découverte des activités menées à bien par les AASQA* et la réalisation d’une étude concrète.

Mais pour autant, tu ne t’es pas arrêté là…

J’ai poursuivi mes études et intégré un Master à l’université Paul Sabatier, à Toulouse. Ce dernier a pour intitulé « Sciences des Océans, de l’Atmosphère et du Climat », vaste programme… La première année se voulait être principalement théorique et centrée sur l’étude de la dynamique des fluides. J’ai par ailleurs souhaité profiter de l’opportunité d’être à Toulouse pour me rapprocher du milieu de la recherche en effectuant deux stages en lien direct avec la chimie de l’atmosphère, au centre de recherches atmosphériques de Lannemezan, ainsi qu’au Laboratoire d’Aérologie.

Et maintenant, tu es en seconde année de Master…

En ce qui concerne la seconde année, j’ai choisi la spécialisation « Etudes environnementales » qui me semblait être la plus adéquate pour mener à bien mon projet professionnel. Celle-ci se veut plus appliquée et a lieu à Météo France. Au programme : chimie de l’atmosphère, enjeux énergétiques et climatiques, réglementations et inventaires d’émissions.

Donc maintenant, tu as toutes les clés en main pour mener à bien un stage dans une AASQA. Tu nous parles un peu de tes travaux au sein d’Atmo BFC ?

Tout à fait ! Le stage que j’effectue depuis le début du mois de février s’inscrit dans le cadre du second semestre de cette deuxième année de Master et est encadré par Anaïs, responsable du service Expertise, et Aymeric, chargé d’études et de communication. Il concerne l’identification des principales sources d’émissions de carbone suie en zone périurbaine sur la station de Péjoces (Dijon). Les données que j’ai à ma disposition sont fournies de manière continue depuis plus de 3 ans par l’aethalomètre AE33.

…Un « aethalomètre », kesako ?

C’est un appareil qui mesure les concentrations en Black Carbon et dont le fonctionnement repose sur la mesure de l’atténuation d’un faisceau lumineux ayant traversé un filtre sur lequel se déposent les aérosols. Cet instrument peut fournir des informations quant aux sources de combustion étant à l’origine des émissions de particules. De manière complémentaire, une série de prélèvements de filtres exposés sera effectuée dans le but d’acquérir des informations plus fines sur la nature de ces particules. Pour le moment, je finalise le processus de validation technique et environnementale des mesures de l’AE33, et me découvre un certain goût pour la programmation.

Pour en revenir au stage, c’est six mois que je m’apprête à passer dans les locaux de Dijon, avec la volonté d’acquérir des connaissances techniques et scientifiques, et de mettre mes compétences au service de l’intérêt public.

…Eh bien Pablo, on ne peut que te souhaiter d’aller au bout de ton projet. Au nom de toute l’équipe : bienvenue chez Atmo BFC !

Merci ! En tout cas, j’ai reçu un accueil chaleureux de la part de l’équipe et vous en remercie.

 

Pablo, étudiant en 2° année de Master « Sciences des Océans, de l’Atmosphère et du Climat », s’apprête à passer au crible les données de l’aéthalomètre de la station de Dijon Péjoces

 

 

 

(*AASQA : Association Agréée pour la Surveillance de la Qualité de l’Air)