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Chauffage résidentiel : comment limiter l'impact sur la qualité de l'air extérieur ?

Publié le : 25 janvier 2019

Chauffage résidentiel : comment limiter l’impact sur la qualité de l’air extérieur ?

L’hiver est bien installé et les chauffages tournent à plein régime. La météo des derniers jours, particulièrement stable et aux températures en baisse, a favorisé des niveaux de particules à la hausse… Comment en limiter les émissions dans l’atmosphère ?

 

Des conditions favorables à l’accumulation des particules

La qualité de l’air est en partie liée aux niveaux de polluants dans l’atmosphère et évolue localement en fonction des émissions de polluants introduits par le biais des activités humaines (trafic routier, épandages agricoles, chantiers BTP, chauffage résidentiel…) ou de manière naturelle (éruption volcanique, poussières sahariennes, érosion des sols…).

La météo a un impact déterminant sur le devenir de ces polluants, en agissant sur leur dispersion, et sur leurs transformations chimiques. Ainsi le vent, la stabilité de la masse d’air, la température, l’humidité, ou même la pression, font évoluer la qualité de l’air.

Ces derniers jours, particulièrement froids et dépourvus de vent ou de précipitations, ont donc été marqués par une progression des concentrations en particules PM10 majoritairement d’origine carbonée (issues de combustions de chauffage et/ou de moteurs de véhicules). Rappelons qu’en Bourgogne-Franche-Comté, le secteur résidentiel est responsable de près d’un tiers des émissions de particules PM10 (source : inventaire 2014) et qu’en France, la combustion de bois est le principal contributeur des émissions de ce secteur (source : CITEPA). Aujourd’hui, dans certaines situations, principalement l’hiver, le secteur résidentiel peut donc être le contributeur majeur des émissions de PM10.

 

Les bons gestes pour limiter l’impact du chauffage au bois dans l’atmosphère

N’oublions pas que le chauffage au bois est aussi une énergie renouvelable. Mais pour se chauffer sans trop polluer, il y a quelques règles à respecter :

  • Réduire ses besoins en chauffage, isoler son logement
  • Optimiser son installation
    • Eviter les cheminées à foyer ouvert, préférer un insert ou un poêle à bois labellisé « Flamme Verte »
    • Ne pas surcharger son appareil (outre les risques d'incendie, la combustion sera incomplète et une importante fumée sera émise)
    • Régler le tirage pour obtenir la meilleure combustion possible (la vitre ne doit pas s’encrasser)
    • Nettoyer l’appareil et vider le cendrier fréquemment
    • Faire entretenir régulièrement l’installation et ramoner le conduit de fumée au moins 2 fois par an par un professionnel
  • Choisir le bon combustible
    • Choisir un bois sec (le bois humide brûle moins bien et dégage beaucoup de fumée), le taux d’humidité ne doit pas dépasser 20 % pour le bois, 30% pour les plaquettes et 10% pour les granulés et les briquettes.
    • Choisir un bois dont l’essence est adaptée au chauffage
    • Utiliser des bûches de la longueur préconisée par le fabricant (surtout pas plus longues)
    • Quand cela est possible, choisir un bois certifié (« NF Bois de chauffage », «NF Granulés biocombustibles », « NF Granulés biocombustibles - Agro haute performance », «Din plus » ou « EN plus »…) Les combustibles bois porteurs de mentions PEFC et FSC proviennent en outre de forêts gérées durablement.
    • Ne pas brûler de bois peints, vernis ou traités ! (les vieux meubles, les agglomérés, les bois récupérés sur des chantiers dégagent des polluants très nocifs lorsqu’ils sont brûlés)
    • Brûler uniquement du bois
    • Utiliser des allume-feu naturels
    • Préférer la technique d’allumage par le haut ou « allumage inversé » (en phase d'allumage, la quantité de polluants émis est particulièrement importante. Pour diminuer cet effet, il faut, contrairement aux idées reçues, allumer le foyer par le haut !)
  • Bien stocker son bois
    • Couper le bois et fendre les bûches avant de les stocker permettra un séchage plus rapide et une combustion plus efficace
    • Faire sécher les bûches trop humides pendant au moins 18 mois sur des palettes ou des tasseaux, sous un abri couvert et bien ventilé ou une bâche respirante
    • Entreposer le bois (bûches sèches, granulés ou plaquettes) dans un local sec et bien ventilé (garage ou cave ventilée)
    • Stocker 10 à 15 bûches à côté du foyer, 24 à 48 heures avant de les utiliser pour parfaire le séchage
    • Un silo convient aux plaquettes et aux granulés en vrac, à condition qu’il soit étanche à l’eau et à l’air

 

Pour en savoir plus :