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Pollinisation du bouleau: comment se protéger?

Publié le : 28 mars 2019

Pollinisation du bouleau : comment se protéger ?

 

Ces derniers jours, les pollens de bouleau font leur apparition sur les capteurs de la région et devraient être présents jusqu’à fin avril sur une grande partie de la France métropolitaine. Pour près de 30 % de la population allergique aux pollens, il convient de connaître les gestes simples pour se protéger et limiter les symptômes de l’allergie !

 

Qui est touché par l’allergie aux pollens ?

La prévalence de l’allergie aux pollens varie en fonction de l’âge : elle est plus élevée chez l’adulte jeune que chez les enfants et les personnes âgées.

Les estimations les plus pertinentes de la prévalence de l’allergie aux pollens issues d’enquêtes épidémiologiques menées en France, de 1994 à 2006, sont au plus :

  • de 7 à 20% chez les enfants ;
  • de l’ordre de 30% chez l’adulte.

La prévalence de la pollinose varie également d’une région à l’autre. Cette variation inter-régionale est observée dans toutes les études, et elle est liée à la différence de végétation entre les régions, mais également aux intensités des saisons polliniques.

La prédisposition génétique au développement d’une allergie est un facteur de risque important dans le développement des pollinoses. Cependant, la pathologie allergique peut survenir indépendamment de cette prédisposition et peut concerner n’importe quel individu, pour peu qu’il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée.

 

Des manifestations allergiques aggravées par la pollution atmosphérique

Certains polluants chimiques peuvent moduler la réaction allergique de différentes manières :

  • en abaissant le seuil de réactivité bronchique et/ou en accentuant l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires chez les sujets sensibilisés ;
  • en modifiant l’allergénicité des grains de pollen, par transformation de leur paroi et de leur contenu.

 

Le changement climatique également incriminé

La production et l’émission des pollens sont sous le contrôle de plusieurs facteurs dont la photopériode (durée du jour) et des facteurs climatiques comme la température.

Les études publiées ces dernières années montrent que le changement climatique pourrait influer sur la production des pollens :

  • en allongeant la durée de pollinisation ;
  • en modifiant la répartition spatiale de la pollution atmosphérique, et ainsi interférer sur les pollens et les pollinoses.

Des études expérimentales montrent également que l’élévation des températures atmosphériques et de la concentration en CO2 rendent certains pollens plus allergisants.

 

L’allergie au pollen de bouleau

Cette semaine, les pollens de bouleau font leur apparition sur les capteurs de la région. D’après le RNSA, ces pollens devraient être présents de fin mars à fin avril sur une grande partie de la France métropolitaine. Les concentrations seront fortes lors des belles journées ensoleillées et douces.

Les pollens de bouleau ont un potentiel allergisant particulièrement fort : une faible concentration de grains de pollens dans l’air suffit pour déclencher une réaction allergique.

L’allergie est un dérèglement du système immunitaire qui correspond à une perte de la tolérance vis-à-vis de substances a priori inoffensives : les allergènes. En présence de ces allergènes, le système immunitaire d’une personne allergique réagit en libérant de l'histamine, hormone à l'origine d’une inflammation des muqueuses. Les pollens provoquent par inhalation, en pénétrant dans les voies respiratoires des individus allergiques, des affections le plus souvent bénignes, parfois sévères, toujours gênantes voire invalidantes :

  • Rhinite avec irritation et picotement du nez ;
  • Crises d’éternuements ;
  • Ecoulement souvent abondant et obstruction nasale ;
  • Conjonctivite ;
  • Toux, respiration sifflante, voire asthme ;
  • Fatigue, maux de tête ;
  • Manifestations cutanées ;

 

 

Les bons gestes

En anticipation d’un pic pollinique, la prise d’un traitement prescrit par un médecin ou un allergologue peut limiter les symptômes des personnes allergiques.

Lorsque le pic survient, de nombreuses mesures d’éviction peuvent être prises au quotidien pour limiter les effets de l’allergie aux pollens :

  • aérez votre logement tôt le matin ou en soirée, fermez les fenêtres le reste de la journée ;
  • évitez les promenades à l’extérieur par temps sec et ensoleillé, surtout entre 9h et 18h ;
  • portez des lunettes de soleil afin de protéger vos yeux du contact des pollens ;
  • en voiture, roulez vitres fermées ;
  • évitez de mettre à sécher le linge dehors ;
  • rincez vos cheveux avant de vous coucher afin d’éviter le transfert des pollens accumulés en journée sur l’oreiller.

En cas de symptômes allergiques, il convient de consulter un médecin ou un allergologue.

Enfin, dans certains cas, les allergologues conseillent la désensibilisation ou l’immunothérapie, qui permettent en quelques années de se débarrasser de son allergie.

 

Pour en savoir plus