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Quelle qualité de l'air en 2018 ?

Publié le : 11 janvier 2019

Quelle qualité de l’air en 2018 ?

Regarder derrière pour mieux aller de l’avant… c’est l’état d’esprit auquel nous adhérons à chaque nouvelle année. C’est aussi le moment pour Atmo BFC de se pencher sur le bilan de l’air. En attendant la parution du bilan détaillé de la qualité de l’air de 2018, une analyse provisoire des indices de qualité de l’air diffusés de janvier à novembre apporte les premiers éléments…

 

L’indice de qualité de l’air : qu’est-ce que c’est ?

Egalement appelé « indice Atmo », l’indice de qualité de l’air est un indicateur journalier permettant de disposer d’une information synthétique sur la pollution atmosphérique dans l’ensemble des communes de la région.

Basé sur une échelle de 1 à 10, cet indice est déterminé chaque jour à partir des concentrations de 4 polluants : poussières fines (PM10), ozone (O3), dioxyde d’azote (NO2) et, lorsque la mesure existe, dioxyde de soufre (SO2).

Avec 1 pour « Très bonne » et 10 pour « Très mauvaise », plus l’indice est élevé, plus la qualité de l’air est dégradée.

 

Les internautes qui souhaitent suivre l’état de la qualité de l’air et recevoir quotidiennement –et gratuitement- le bulletin de l’air peuvent se rendre sur le site www.atmo-bfc.org, rubrique Abonnements.

 

 

Quel bilan (provisoire) pour 2018 ?

En région BFC, la qualité de l’air a été globalement « bonne » en 2018, avec entre la moitié et les ¾ du temps des indices de qualité de l’air compris entre 1 et 4 (pour la période de janvier à novembre). Nevers est l’agglomération qui a enregistré le plus d’indices « bons » (77 % du temps) et a contrario, c’est à Belfort-Montbéliard que le plus faible taux a été enregistré (respectivement 49 et 48 %).

 

Les indices compris entre 5 et 7, témoins d’un certain niveau de dégradation de l’air, ont représenté entre environ 1/5 ème et la moitié de cette année provisoire. On retrouve Nevers parmi les bons élèves, avec un minimum d’indices « moyens à médiocres » (22 % du temps) alors que cette proportion atteint la moitié à Belfort-Montbéliard (respectivement 49 et 50 %).

 

Le Nord Franche-Comté n’a visiblement pas été épargné cette année par la pollution de l’air, puisque c’est à nouveau à Belfort et Montbéliard qu’une majorité (relative) d’indices de qualité de l’air « mauvais à très mauvais » a été enregistrée (2%, soient 6 ou 7 jours sur les 334 analysés – décembre non compris).

Lorsque l’indice de 8 (« mauvais ») est atteint, les procédures d’alerte à la pollution sont activées. Cet indice a été enregistré sur 12 des 14 agglomérations pour lesquelles un indice est diffusé. L’indice de 9 n’a été atteint que sur 3 agglomérations, dont à nouveau le Nord Franche-Comté. L’indice de 10, donné pour une qualité de l’air « très mauvaise », n’a heureusement pas été atteint sur cette période en Bourgogne-Franche-Comté.

 

Enfin, pour la période provisoire de janvier à novembre 2018, c’est l’ozone qui a le plus discriminé les indices de qualité de l’air.

L’ozone est un polluant « secondaire » qui n’est pas émis directement mais résulte d’une transformation photochimique à partir de précurseurs présents dans l’atmosphère (NOx, COV…). Les conditions favorables à sa formation se retrouvent donc généralement en été, lorsque l’ensoleillement est fort. Or, en 2018, l’été a été caniculaire : le 2ème le plus chaud de l’histoire (après celui de 2003) selon Météo France ! Logiquement, les niveaux d’ozone dans l’atmosphère ont été particulièrement élevés sur cette période (conduisant à un pic de pollution au début du mois d’août sur toute la région).

 

Un bilan définitif et plus détaillé sera édité au cours de l’année. Une analyse fine des résultats de mesures par polluants et par station y figurera.

 

 

 

Pour en savoir plus :