L’AIR EN
   BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

DES EXPERTS
            À VOTRE SERVICE

L’AIR EN
   BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

Missions et dispositifs

Mesures en continu

Pour assurer la surveillance de la qualité de l’air de Bourgogne-Franche-Comté conformément à la réglementation française et européenne, Atmo BFC gère un parc de 33 stations réparties sur la région. Ces stations assurent une mesure continue des polluants atmosphériques réglementés. Les données sont automatiquement rapatriées au poste central d’Atmo BFC, analysées et validées par nos collaborateurs(trices) et consultables en temps réel sur notre site internet.

Pour la cohérence et la comparaison des mesures de qualité de l’air, chacune de ces stations répond à de stricts critères d’implantation.

Les stations urbaines, situées dans des centres urbains sont représentatives de la pollution de fond et de l’exposition moyenne des populations à la pollution urbaine.

Les stations périurbaines sont placées à la périphérie des centres urbains et mesurent le maximum de pollution photochimique.

Les stations trafic, implantées en proximité immédiate d’un axe routier, mesurent l’exposition maximale des populations à la pollution automobile et urbaine.

Les stations industrielles placées dans l’environnement immédiat ou dans le panache d’une source industrielle, elles mesurent l’exposition maximale liée à cette source.

Les stations rurales sont représentatives de la pollution de fond et de l’exposition des écosystèmes à la pollution

Mesures ponctuelles

Le dispositif de surveillance de la qualité de l’air peut localement être complété avec le déploiement de moyens mobiles permettant la mesure ponctuelle des polluants atmosphériques principaux. Pour cela, Atmo BFC est équipée d’un camion laboratoire, de remorques et d’un triporteur. Chacun d’entre eux, peut accueillir des appareils de mesure et être installé dans les lieux où des stations fixes ne sont pas implantées, permettant ainsi la caractérisation de la qualité de l’air de toute zone du territoire régionale.

Dans la réalisation de certaines campagnes ponctuelles, il est également possible d’installer un ou plusieurs préleveurs spécifiques. A développer

Études

Les études contribuent à une meilleure connaissance de la qualité de l’air sur le territoire. Les campagnes de mesures sont effectuées dans le cadre de plans de surveillance ou à l’initiative de l’association, elles utilisent l’ensemble des moyens fixes et mobiles pour une mesure précise de la pollution atmosphérique. A développer

Inventaire

Les équipes d’Atmo BFC réalisent périodiquement un inventaire des émissions territoriales de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. Il consiste à estimer (sous forme de calcul) et recenser les quantités de polluants émis par secteur d’activité. Une centaine de polluants est prise en compte.

L’inventaire présente plusieurs objectifs :

- Cerner les secteurs les plus fortement émetteurs de pollution atmosphérique afin de mieux cibler les actions d’amélioration.
- Alimenter les données d’entrée pour les outils de modélisation et de prévision de la qualité de l’air
- Participer à l’estimation objective de la qualité de l’air sur le territoire
- Suivre l’évolution des émissions dans le temps et l’impact des politiques territoriales

Modélisation

Pourquoi modéliser la pollution de l’air ?

La modélisation a de nombreux avantages, elle apporte une connaissance essentielle sur l’état de la qualité de l’air et permet de prévoir son évolution à court et moyen terme. Elle peut être réalisée à différentes échelles (rue, ville, région…) suivant la zone d’étude et le niveau de précision attendu.

Les résultats sont utilisés dans la détermination de l’exposition des populations à des niveaux importants de pollution. Ils peuvent aussi servir de données d’entrée pour des études épidémiologiques. Utilisée en mode de scénarisation, elle permet de simuler l’impact de décisions locales. Cette analyse numérique peut également être utilisée pour remplacer la mesure de certains polluants présentant des seuils très faibles (ex dioxyde de soufre)

Enfin, les résultats alimentent les différents plans d’action en faveur de la qualité de l’air et les bases de données européennes.

 

De l’inventaire à la modélisation…

La modélisation s’articule autour de plusieurs bases de données et outils, elle intègre notamment :

  • l’inventaire d’émissions des polluants atmosphériques,

  • les mesures des stations fixes pour caler et valider le modèle

  • la pollution de fond sur de longues distances, pour connaître les quantités de polluants venant d’autres régions/pays

  • les données météorologiques

  • les données topographiques (occupation des sols, relief...)

Tous ces éléments sont ensuite utilisés comme données d’entrée de la plate-forme inter-régionale de modélisation de la qualité de l’air Prev’Est qui les transforme en concentration en prenant en compte la chimie de l’atmosphère et les phénomènes de dispersion atmosphériques.

En sortie, des concentrations spatialisées qui seront exploitées sous forme de cartes pour une période et un polluant définis, permettant d’obtenir des prévisions sur l’évolution de la qualité de l’air, de prévoir les épisodes de pollution ou encore d’évaluer l’exposition de la population...